Seconde S · Leçon 9
Fonctions numériques d’une variable réelle
Ce que dit le programme officiel (26 points)
- Définition d’une fonction ; fonction et application
- Ensemble de définition d’une fonction
- Restriction d’une fonction
- Fonction croissante, fonction décroissante, fonction constante ; sens de variation d’une fonction
- Taux de variation de fonctions usuelles
- Extremum
- Parité ; lien entre la parité et l’existence d’un centre ou d’un axe de symétrie de la courbe
- Composée de deux fonctions : mot « composée », symbole « o », notation (f o g)(x) = f[g(x)]
- Représentation graphique : tracé, interprétation, exploitation (image directe et image réciproque)
- Applications affines et affines par intervalles : revues et consolidées par des exemples
- Fonction partie entière
- Fonctions polynômes du second degré : x ↦ x² ; x ↦ ax² ; x ↦ ax² + bx + c
- Fonction « cube » : x ↦ x³
- Fonctions rationnelles : fonction inverse x ↦ 1/x ; x ↦ k/x ; fonction dont le document écrit l’expression « (ax + b)/cx »
- Fonctions irrationnelles : fonction racine carrée ; symétrie par rapport à la première bissectrice entre la courbe de la fonction carré restreinte à ℝ⁺ et celle de la racine carrée
- Étude des variations par le taux de variation ou par l’étude de la fonction associée par changement de repère
- Déterminer l’ensemble de définition d’une fonction
- Représenter graphiquement les fonctions au programme
- Reconnaître qu’une courbe est la représentation graphique d’une fonction choisie parmi plusieurs
- Utiliser des représentations graphiques pour résoudre des équations et des inéquations
- Interpréter la représentation graphique (sens de variation, éléments de symétrie, extrema)
- Déterminer la parité d’une fonction
- Utiliser les formules de changement d’origine pour représenter des fonctions
- Déterminer le sens de variation des fonctions au programme
- Limite : les notions de limite ne sont pas au programme ; les asymptotes parallèles aux axes de coordonnées sont vues sous une approche intuitive
- Limite : l’étude du taux de variation se fait dans le cas de fonctions simples
Source : Programme de mathématiques, Seconde S (Sénégal), octobre 2006
Fonction : image, antécédent, ensemble de définition, courbe
Une fonction peut être définie de plusieurs façons : tracé graphique, tableau de données numériques, formule explicite, ou même touches d'une calculatrice. Savoir passer d'une représentation à l'autre est l'objectif central de ce chapitre.
Une fonction \(f\) associe à chaque réel \(x\) d'un ensemble \(D_f\) (l'ensemble de définition) au plus un réel noté \(f(x)\), l'image de \(x\) par \(f\). Un réel \(x\) tel que \(f(x)=y\) est un antécédent de \(y\).
La courbe représentative de \(f\), notée \(\mathcal{C}_f\), est l'ensemble des points \(M(x\,;\,f(x))\) pour \(x \in D_f\).
Pour lire l'image de \(a\) : tracer la verticale \(x=a\), lire l'ordonnée du point d'intersection avec \(\mathcal{C}_f\). Pour lire les antécédents de \(b\) : tracer l'horizontale \(y=b\), lire les abscisses des points d'intersection — il peut y en avoir zéro, un, ou plusieurs.
L'image d'un intervalle \(I \subset D_f\) est l'ensemble \(f(I) = \{f(x)\ /\ x \in I\}\) : l'ensemble des ordonnées atteintes quand \(x\) parcourt \(I\). L'image réciproque d'un intervalle \(J\) est l'ensemble des \(x\) tels que \(f(x) \in J\) : l'ensemble des abscisses dont l'image tombe dans \(J\).
Facile. Pour \(f(x)=x^2\), l'image de \(3\) est \(f(3)=9\). Les antécédents de \(9\) sont \(3\) et \(-3\) (deux antécédents).
Intermédiaire. Pour \(f(x)=x^2\) sur \(D_f=\mathbb{R}\), l'image de l'intervalle \(I=[-2;3]\) est \(f(I)=[0;9]\) (le minimum \(0\) est atteint en \(0 \in I\), le maximum \(9\) en \(x=3\), car \(3^2=9 > (-2)^2=4\)).
Image réciproque. Toujours pour \(f(x)=x^2\), l'image réciproque de \(J=[4;9]\) est l'ensemble des \(x\) tels que \(4 \le x^2 \le 9\), soit \(x \in [-3;-2]\cup[2;3]\).
Sens de variation, maximum et minimum d'une fonction
\(f\) admet un maximum \(M\) sur \(D_f\) s'il existe \(x_0\) tel que \(f(x_0)=M\) et \(f(x)\le M\) pour tout \(x \in D_f\) (de même pour un minimum, avec \(\ge\)).
\(f\) est croissante sur un intervalle \(I\) si, pour tous \(a,b \in I\), \(a \le b \implies f(a) \le f(b)\) (l'ordre est conservé). \(f\) est décroissante sur \(I\) si \(a \le b \implies f(a)\ge f(b)\) (l'ordre est inversé).
Au programme de Seconde, on étudie le sens de variation directement (en comparant \(f(a)\) et \(f(b)\) par le calcul), sans passer par la notion de limite (hors programme à ce niveau).
Exemple. Montrer que \(f(x)=x^2\) est décroissante sur \(]-\infty;0]\). Soit \(a \le b \le 0\). Alors \(f(a)-f(b)=a^2-b^2=(a-b)(a+b)\). Or \(a-b \le 0\) (car \(a \le b\)) et \(a+b \le 0\) (car \(a,b \le 0\)), donc \(f(a)-f(b) = (a-b)(a+b) \ge 0\) (produit de deux négatifs), soit \(f(a) \ge f(b)\) : \(f\) est bien décroissante sur \(]-\infty;0]\).
Remarque propre au programme du Burkina Faso : vérifie ce point dans ton programme.
Parité et périodicité
Soit \(f\) définie sur un ensemble \(D_f\) symétrique par rapport à \(0\) (\(x \in D_f \implies -x \in D_f\)). \(f\) est paire si \(f(-x)=f(x)\) pour tout \(x \in D_f\) ; sa courbe est alors symétrique par rapport à l'axe des ordonnées. \(f\) est impaire si \(f(-x)=-f(x)\) ; sa courbe est symétrique par rapport à l'origine \(O\).
\(f\) est périodique de période \(T>0\) si \(f(x+T)=f(x)\) pour tout \(x \in D_f\) : le motif de la courbe se répète tous les \(T\).
On vérifie d'abord que \(D_f\) est symétrique par rapport à \(0\), puis on calcule \(f(-x)\) et on compare à \(f(x)\) et \(-f(x)\).
Exemple. \(f(x)=x^2-3\) : \(D_f=\mathbb{R}\) (symétrique). \(f(-x)=(-x)^2-3=x^2-3=f(x)\) : \(f\) est paire.
\(g(x)=x^3\) : \(g(-x)=(-x)^3=-x^3=-g(x)\) : \(g\) est impaire.
\(h(x)=x^2+x\) : \(h(-x)=x^2-x\), qui n'est égal ni à \(h(x)\) ni à \(-h(x)\) en général : \(h\) n'est ni paire ni impaire.
Utilité pratique. Si l'on sait qu'une fonction est paire, il suffit d'étudier son comportement sur \([0;+\infty[\), puis de compléter la courbe par symétrie — on divise le travail par deux.
Périodicité. Les fonctions cosinus et sinus (étudiées plus loin dans ce cours) sont périodiques de période \(2\pi\).
Figure interactive — Symétrie paire / impaire
Une fonction paire a une courbe symétrique par rapport à l'axe des ordonnées ; une fonction impaire, symétrique par rapport à l'origine.
Composition d'applications et de fonctions
Pour convertir une température puis lui appliquer une formule, pour doubler un nombre puis élever le résultat au carré, on enchaîne deux fonctions : la sortie de la première devient l'entrée de la seconde. Cet enchaînement s'appelle une composée. Savoir composer deux fonctions, et surtout reconnaître une composée dans une expression, permet de ramener l'étude d'une fonction compliquée à celle de fonctions simples.
Soit \(f\) et \(g\) deux fonctions. La composée de \(f\) suivie de \(g\) est la fonction notée \(g\circ f\) (on lit « \(g\) rond \(f\) ») définie par
\[(g\circ f)(x)=g\big[f(x)\big].\]On applique d'abord \(f\), la fonction écrite à droite, puis \(g\) au résultat : \(x\longmapsto f(x)\longmapsto g\big[f(x)\big]\).
Ensemble de définition. Le nombre \((g\circ f)(x)\) existe lorsque les deux étapes sont possibles : \(x\) doit appartenir à l'ensemble de définition de \(f\), et \(f(x)\) doit appartenir à l'ensemble de définition de \(g\).
L'ordre compte. En général, \(g\circ f\) et \(f\circ g\) sont deux fonctions différentes : la composition n'est pas commutative.
Figure — La chaîne de calcul de g o f
Le nombre x entre dans la première machine, f, qui fournit f(x). Ce résultat entre dans la seconde machine, g, qui fournit g[f(x)]. La flèche du bas résume les deux étapes en une seule fonction, la composée g o f. Sous la chaîne, le calcul de l'exemple 1 pour x = 4.
Calculer \((g\circ f)(x)\). Dans l'expression de \(g\), on remplace la variable par \(f(x)\) tout entier, entre parenthèses, puis on simplifie si c'est utile.
Trouver l'ensemble de définition. On écrit les deux conditions : \(x\) dans l'ensemble de définition de \(f\), puis \(f(x)\) dans celui de \(g\) (par exemple \(f(x)\geq 0\) si \(g\) est la racine carrée, \(f(x)\neq 0\) si \(g\) est la fonction inverse). On ne cherche jamais l'ensemble de définition sur l'expression simplifiée.
Décomposer une fonction. On se demande quelle est la dernière opération effectuée quand on calcule une image : c'est la fonction \(g\) ; tout ce qui a été calculé avant est \(f(x)\). Ainsi, pour \(\sqrt{2x+4}\), la dernière opération est la racine carrée : \(f(x)=2x+4\) et \(g(X)=\sqrt X\).
Énoncé. Soit \(f(x)=2x-3\) et \(g(x)=x^2\), définies sur \(\mathbb R\). a) Calculer \((g\circ f)(x)\) et \((f\circ g)(x)\). b) Calculer les images de 1 et de 4 par ces deux composées. c) A-t-on \(g\circ f=f\circ g\) ?
Solution : a) \((g\circ f)(x)=g(2x-3)=(2x-3)^2=4x^2-12x+9\). Dans l'autre ordre, \((f\circ g)(x)=f(x^2)=2x^2-3\).
b) \((g\circ f)(1)=(2-3)^2=1\) et \((f\circ g)(1)=2-3=-1\). De même \((g\circ f)(4)=5^2=25\) et \((f\circ g)(4)=2\times 16-3=29\).
c) Non : les images de 1 sont déjà différentes. Les deux composées ne prennent la même valeur que si \(4x^2-12x+9=2x^2-3\), c'est-à-dire \(x^2-6x+6=0\), ce qui n'arrive que pour deux valeurs de \(x\) (\(3-\sqrt3\) et \(3+\sqrt3\)).
Énoncé. Soit \(u(x)=x-4\), définie sur \(\mathbb R\), et \(r(x)=\sqrt x\), définie sur \([0\,;+\infty[\). Donner l'expression et l'ensemble de définition de \(r\circ u\), puis de \(u\circ r\).
Solution : \((r\circ u)(x)=r(x-4)=\sqrt{x-4}\). Il faut que \(u(x)\) soit dans \([0\,;+\infty[\) : \(x-4\geq 0\), soit \(x\geq 4\). L'ensemble de définition de \(r\circ u\) est \([4\,;+\infty[\). Par exemple \((r\circ u)(13)=\sqrt 9=3\), tandis que \((r\circ u)(3)\) n'existe pas.
\((u\circ r)(x)=u(\sqrt x)=\sqrt x-4\). Ici il faut seulement que \(x\) soit dans l'ensemble de définition de \(r\), puisque \(u\) est définie partout : l'ensemble de définition de \(u\circ r\) est \([0\,;+\infty[\). Par exemple \((u\circ r)(9)=3-4=-1\).
Les deux composées n'ont ni la même expression ni le même ensemble de définition.
Énoncé. Écrire chacune des fonctions suivantes comme la composée de deux fonctions simples : a) \(h(x)=(3x+1)^2\) ; b) \(k(x)=\dfrac{1}{x^2+1}\) ; c) \(m(x)=|2x-5|\).
Solution : a) La dernière opération est l'élévation au carré : \(h=g\circ f\) avec \(f(x)=3x+1\) et \(g(X)=X^2\).
b) La dernière opération est le passage à l'inverse : \(k=g\circ f\) avec \(f(x)=x^2+1\) et \(g(X)=\dfrac1X\). Comme \(x^2+1\) n'est jamais nul, \(k\) est définie sur \(\mathbb R\).
c) La dernière opération est la valeur absolue : \(m=g\circ f\) avec \(f(x)=2x-5\) et \(g(X)=|X|\).
Dans les trois cas, la fonction de départ est une fonction affine ou un polynôme simple, et la fonction d'arrivée une fonction de référence : c'est ce découpage qui permettra, plus tard, d'étudier ces fonctions.
Lire dans le mauvais sens. Dans \(g\circ f\), la première fonction appliquée est \(f\), celle qui est écrite à droite. L'écriture \(g\big[f(x)\big]\) le rappelle : on calcule d'abord ce qui est à l'intérieur.
Confondre composée et produit. \((g\circ f)(x)\) n'est pas \(g(x)\times f(x)\). Avec \(f(x)=2x-3\) et \(g(x)=x^2\), la composée vaut \((2x-3)^2\), le produit vaut \(x^2(2x-3)\).
Croire que l'ordre est indifférent. L'exemple 1 montre que \(g\circ f\) et \(f\circ g\) sont en général différentes.
Chercher l'ensemble de définition sur le résultat simplifié. Avec \(f(x)=\sqrt x\) et \(g(x)=x^2\), on trouve \((g\circ f)(x)=(\sqrt x)^2=x\) ; pourtant la composée n'est définie que sur \([0\,;+\infty[\), car il faut d'abord pouvoir calculer \(\sqrt x\).
Fonction affine et fonctions affines par intervalle
Réservé aux abonnés Premium et Élève-Classe.
Voir les offresCourbe : une droite. Si \(a>0\), la fonction est croissante sur \(\mathbb{R}\) ; si \(a<0\), décroissante ; si \(a=0\), constante. Ni paire ni impaire en général (impaire si \(b=0\) : \(x\mapsto ax\)).
Courbe : une parabole de sommet \(O\). Décroissante sur \(]-\infty;0]\), croissante sur \([0;+\infty[\), minimum \(0\) atteint en \(x=0\). Fonction paire.
Croissante sur \(\mathbb{R}\) tout entier. Fonction impaire (symétrie par rapport à l'origine). Quand \(x\) devient très grand, \(x^3\) grandit beaucoup plus vite que \(x^2\) ; quand \(x\) devient très négatif, \(x^3\) devient très négatif aussi (contrairement à \(x^2\), toujours positif).
Définie sur \([0;+\infty[\) uniquement. Croissante sur tout son ensemble de définition. Ni paire ni impaire (son ensemble de définition n'est pas symétrique par rapport à \(0\)).
Définie sur \(\mathbb{R}^*\) (tout réel sauf \(0\)). Décroissante sur \(]-\infty;0[\) et décroissante sur \(]0;+\infty[\) (attention : ce sont deux intervalles séparés, on ne peut pas dire que la fonction est « décroissante sur \(\mathbb{R}^*\) » globalement, puisque par exemple \(f(-1)=-1 < f(1)=1\) alors que \(-1<1\)). Fonction impaire. Quand \(x\) s'approche de \(0\) par valeurs positives, \(1/x\) devient très grand ; quand \(x\) devient très grand, \(1/x\) devient très petit et proche de \(0\).
Figure interactive — Comparer les fonctions de référence
Cochez ou décochez pour comparer l'allure des courbes.
Partie entière, ordre de grandeur et incertitude
Quel âge as-tu ? On répond par un nombre entier d'années, en laissant de côté les mois : on donne la partie entière de son âge. Combien de personnes dans ce stade ? On répond « environ vingt mille » : on donne un ordre de grandeur. Quelle est la longueur de cette table ? On répond « 1,20 m, à un centimètre près » : on annonce une incertitude. Ces trois façons de donner un nombre sans le donner exactement ont chacune une définition précise.
Définition. La partie entière d'un réel \(x\), notée \(E(x)\), est le plus grand entier relatif inférieur ou égal à \(x\). C'est l'unique entier \(n\) tel que
\[n\leq x\lt n+1.\]Ainsi \(E(3{,}7)=3\), \(E(5)=5\) et \(E(-2{,}3)=-3\) (car \(-3\leq -2{,}3\lt -2\)).
Fonction partie entière. C'est la fonction \(x\mapsto E(x)\), définie sur \(\mathbb R\). Pour tout entier \(n\), elle est constante sur l'intervalle \([n\,;n+1[\), où elle vaut \(n\). Elle est croissante au sens large : si \(x\leq y\), alors \(E(x)\leq E(y)\) ; mais elle n'est pas strictement croissante.
Sa représentation graphique est formée de segments horizontaux, les « marches » d'un escalier : chaque marche contient son extrémité gauche et ne contient pas son extrémité droite. À chaque entier, la courbe fait un saut d'une unité.
Figure — La courbe de la fonction partie entière
Sur chaque intervalle allant d'un entier au suivant, la courbe est un segment horizontal. Le point plein, à gauche, appartient à la courbe ; le point creux, à droite, ne lui appartient pas : par exemple l'image de 2 est 2, et non 1. La courbe monte d'une unité à chaque entier.
Ordre de grandeur d'un nombre. Tout nombre positif s'écrit \(a\times 10^n\), avec \(1\leq a\lt 10\) et \(n\) entier (écriture scientifique). Un ordre de grandeur de ce nombre est le produit de \(10^n\) par l'arrondi de \(a\) à l'unité : pour \(13\,120=1{,}312\times 10^4\), on retient \(10^4\) ; pour \(0{,}0478=4{,}78\times 10^{-2}\), on retient \(5\times 10^{-2}\).
Ordre de grandeur d'un résultat. On remplace chaque nombre du calcul par un nombre voisin très simple, et l'on effectue le calcul de tête. Cela ne donne pas la valeur exacte, mais permet de repérer une erreur de virgule ou de touche sur la calculatrice.
Incertitude. Dire qu'une grandeur \(x\) vaut \(a\) avec une incertitude \(h\) (on écrit \(x=a\pm h\)), c'est affirmer que \(a-h\leq x\leq a+h\), c'est-à-dire \(|x-a|\leq h\). Le nombre \(h\) est l'incertitude absolue ; le quotient \(\dfrac{h}{|a|}\), souvent donné en pourcentage, est l'incertitude relative : il permet de comparer la qualité de deux mesures de tailles différentes.
Trouver une partie entière. On encadre \(x\) par deux entiers consécutifs, \(n\leq x\lt n+1\) : la partie entière est \(n\), l'entier de gauche. Pour un nombre négatif non entier, on « descend » : la partie entière de \(-2{,}3\) est \(-3\).
Résoudre \(E(x)=n\). D'après la définition, les solutions sont tous les réels de l'intervalle \([n\,;n+1[\).
Encadrer un résultat à partir de mesures. On traduit chaque mesure par un encadrement, puis on applique les règles sur les encadrements : on ajoute membre à membre pour une somme ; pour un produit de nombres positifs, on multiplie les bornes inférieures entre elles et les bornes supérieures entre elles.
Énoncé. a) Calculer \(E(7{,}2)\), \(E(-0{,}5)\), \(E(\sqrt{50})\) et \(E(-\pi)\). b) Résoudre dans \(\mathbb R\) l'équation \(E(x)=3\).
Solution : a) \(7\leq 7{,}2\lt 8\), donc \(E(7{,}2)=7\). \(-1\leq -0{,}5\lt 0\), donc \(E(-0{,}5)=-1\). Comme \(49\leq 50\lt 64\), on a \(7\leq\sqrt{50}\lt 8\), donc \(E(\sqrt{50})=7\). Enfin \(\pi\) est voisin de 3,14, donc \(-4\leq -\pi\lt -3\) et \(E(-\pi)=-4\).
b) \(E(x)=3\) signifie \(3\leq x\lt 4\). L'ensemble des solutions est l'intervalle \([3\,;4[\) : une infinité de réels ont la même partie entière.
Énoncé. Un opérateur facture un appel 50 F par minute entière écoulée. On note \(t\) la durée de l'appel en minutes (\(t\geq 0\)) et \(p(t)\) son prix. a) Exprimer \(p(t)\). b) Calculer le prix d'un appel de 2 min 45 s, puis de 3 min exactement. c) Quelles durées coûtent 200 F ?
Solution : a) Le nombre de minutes entières écoulées est la partie entière de \(t\) : \(p(t)=50\,E(t)\).
b) 2 min 45 s font \(2{,}75\) min : \(p(2{,}75)=50\times 2=100\) F. Pour 3 min exactement, \(p(3)=50\times 3=150\) F : le prix saute de 50 F à l'instant où la troisième minute est complète.
c) \(50\,E(t)=200\) équivaut à \(E(t)=4\), c'est-à-dire \(4\leq t\lt 5\) : tous les appels de 4 minutes à moins de 5 minutes coûtent 200 F. La fonction \(p\) est constante sur chaque intervalle \([n\,;n+1[\) : c'est une fonction en escalier.
Énoncé. a) Donner un ordre de grandeur de \(\dfrac{4\,987\times 0{,}0203}{9{,}8}\). b) Les côtés d'une plaque rectangulaire mesurent \(L=12{,}4\pm 0{,}1\) cm et \(\ell=7{,}6\pm 0{,}1\) cm. Encadrer son périmètre et son aire.
Solution : a) On remplace \(4\,987\) par \(5\,000\), \(0{,}0203\) par \(0{,}02\) et \(9{,}8\) par 10 : \(\dfrac{5\,000\times 0{,}02}{10}=\dfrac{100}{10}=10\). Le résultat est de l'ordre de 10 (la calculatrice donne environ 10,33). Un affichage de 103 ou de 1,03 signalerait une erreur de saisie.
b) \(12{,}3\leq L\leq 12{,}5\) et \(7{,}5\leq\ell\leq 7{,}7\). En ajoutant : \(19{,}8\leq L+\ell\leq 20{,}2\), donc \(39{,}6\leq 2(L+\ell)\leq 40{,}4\) : le périmètre vaut \(40\pm 0{,}4\) cm.
Tous les nombres sont positifs : \(12{,}3\times 7{,}5\leq L\times\ell\leq 12{,}5\times 7{,}7\), soit \(92{,}25\leq L\ell\leq 96{,}25\). L'aire est comprise entre 92,25 cm² et 96,25 cm² : la valeur \(12{,}4\times 7{,}6=94{,}24\) n'est donc connue qu'à 2 cm² près environ. Une incertitude de 1 mm sur chaque côté suffit à rendre incertains tous les chiffres après l'unité.
Supprimer les décimales d'un nombre négatif. \(E(-2{,}3)\) n'est pas \(-2\) mais \(-3\) : la partie entière est toujours inférieure ou égale au nombre.
Confondre partie entière et arrondi. \(E(3{,}9)=3\), alors que l'arrondi de \(3{,}9\) à l'unité est 4.
Croire que la partie entière d'une somme est la somme des parties entières. \(E(0{,}5+0{,}5)=E(1)=1\), alors que \(E(0{,}5)+E(0{,}5)=0\).
Donner un résultat plus précis que les mesures. Annoncer « l'aire vaut 94,24 cm² » pour la plaque de l'exemple 3 n'a pas de sens : seul l'encadrement est justifié.
Taux de variation ; fonctions x ↦ k/x et fonctions homographiques
Dire qu'une fonction est croissante, c'est dire que ses images sont rangées dans le même ordre que les nombres de départ. Pour le démontrer, on compare la variation des images à la variation de la variable : leur quotient s'appelle le taux de variation. Son signe donne le sens de variation. On l'applique ici aux fonctions de référence, puis aux fonctions dont la courbe est une hyperbole.
Soit \(f\) une fonction définie sur un intervalle \(I\), et \(a\), \(b\) deux réels distincts de \(I\). Le taux de variation de \(f\) entre \(a\) et \(b\) est le nombre
\[T(a,b)=\frac{f(b)-f(a)}{b-a}.\]C'est le coefficient directeur de la droite qui passe par les points de la courbe d'abscisses \(a\) et \(b\). Il ne change pas si l'on échange \(a\) et \(b\).
Théorème. Soit \(f\) une fonction définie sur un intervalle \(I\).
- Si \(T(a,b)\gt 0\) pour tous réels distincts \(a\) et \(b\) de \(I\), alors \(f\) est strictement croissante sur \(I\).
- Si \(T(a,b)\lt 0\) pour tous réels distincts \(a\) et \(b\) de \(I\), alors \(f\) est strictement décroissante sur \(I\).
- Si \(T(a,b)=0\) pour tous réels distincts \(a\) et \(b\) de \(I\), alors \(f\) est constante sur \(I\).
En effet, si le taux est positif, \(f(b)-f(a)\) et \(b-a\) ont le même signe : \(a\lt b\) entraîne \(f(a)\lt f(b)\).
Pour deux réels distincts \(a\) et \(b\) de l'ensemble de définition :
| Fonction | Taux de variation entre a et b |
|---|---|
| \(x\mapsto mx+p\) | \(m\) |
| \(x\mapsto x^2\) | \(a+b\) |
| \(x\mapsto x^3\) | \(a^2+ab+b^2\) |
| \(x\mapsto\dfrac1x\) (\(a\) et \(b\) de même signe) | \(-\dfrac{1}{ab}\) |
| \(x\mapsto\sqrt x\) | \(\dfrac{1}{\sqrt a+\sqrt b}\) |
Par exemple, pour la fonction carré : \(\dfrac{b^2-a^2}{b-a}=\dfrac{(b-a)(b+a)}{b-a}=a+b\). Ce taux est négatif si \(a\) et \(b\) sont négatifs, positif s'ils sont positifs : la fonction carré est décroissante sur \(]-\infty\,;0]\) et croissante sur \([0\,;+\infty[\). Pour la fonction inverse : \(\dfrac{\frac1b-\frac1a}{b-a}=\dfrac{a-b}{ab(b-a)}=-\dfrac{1}{ab}\).
Si l'on multiplie une fonction par un réel \(k\), son taux de variation est multiplié par \(k\) ; si on lui ajoute une constante, il ne change pas.
Fonction \(x\mapsto\dfrac kx\) (\(k\neq 0\)). Elle est définie pour \(x\neq 0\) et impaire : sa courbe, une hyperbole, est symétrique par rapport à l'origine. Son taux de variation entre deux réels de même signe est \(-\dfrac{k}{ab}\), du signe de \(-k\). Donc :
- si \(k\gt 0\), la fonction est strictement décroissante sur \(]-\infty\,;0[\) et sur \(]0\,;+\infty[\) ;
- si \(k\lt 0\), elle est strictement croissante sur chacun de ces deux intervalles.
Quand \(x\) devient très grand, \(\dfrac kx\) devient très proche de 0 : la courbe se rapproche de l'axe des abscisses sans l'atteindre. Quand \(x\) est très proche de 0, \(\dfrac kx\) devient très grand en valeur absolue : la courbe se rapproche de l'axe des ordonnées. On dit que les deux axes sont des asymptotes de la courbe.
Fonctions homographiques. Une fonction telle que \(x\mapsto\dfrac{ax+b}{cx}\), ou plus généralement \(x\mapsto\dfrac{ax+b}{cx+d}\) (avec \(c\neq 0\) et \(ad-bc\neq 0\)), se ramène à la précédente : on l'écrit sous la forme \(\beta+\dfrac{k}{x-\alpha}\). Dans le repère d'origine \(\Omega(\alpha\,;\beta)\), sa courbe a pour équation \(Y=\dfrac kX\) : c'est une hyperbole de centre \(\Omega\), dont les asymptotes sont les droites d'équations \(x=\alpha\) et \(y=\beta\), parallèles aux axes.
Avec le taux de variation. On prend deux réels distincts \(a\) et \(b\) dans l'intervalle étudié, on calcule \(f(b)-f(a)\), on factorise par \(b-a\) puis on simplifie. On étudie enfin le signe du taux, en utilisant ce que l'on sait de \(a\) et \(b\) (par exemple « tous deux supérieurs à 2 »).
Avec un changement de repère, pour une fonction homographique. On écrit \(f(x)=\beta+\dfrac{k}{x-\alpha}\) (par une division ou en faisant apparaître le dénominateur au numérateur). On pose \(X=x-\alpha\) et \(Y=y-\beta\) : la courbe devient \(Y=\dfrac kX\). On en déduit le sens de variation sur chacun des intervalles \(]-\infty\,;\alpha[\) et \(]\alpha\,;+\infty[\), les asymptotes et le centre de symétrie.
Pour tracer. On place les deux asymptotes en pointillés, quelques points de chaque côté, puis deux branches qui se rapprochent des asymptotes sans les couper.
Énoncé. Étudier, à l'aide du taux de variation, le sens de variation de \(f(x)=x^2-4x\) sur \(]-\infty\,;2]\) et sur \([2\,;+\infty[\).
Solution : Pour \(a\neq b\) : \(f(b)-f(a)=b^2-a^2-4(b-a)=(b-a)(b+a)-4(b-a)=(b-a)(a+b-4)\). Le taux de variation vaut donc \(T(a,b)=a+b-4\).
Si \(a\) et \(b\) sont deux réels distincts de \([2\,;+\infty[\), alors \(a+b\gt 4\) (l'un au moins est strictement supérieur à 2), donc \(T(a,b)\gt 0\) : \(f\) est strictement croissante sur \([2\,;+\infty[\).
Si \(a\) et \(b\) sont deux réels distincts de \(]-\infty\,;2]\), alors \(a+b\lt 4\), donc \(T(a,b)\lt 0\) : \(f\) est strictement décroissante sur \(]-\infty\,;2]\). La fonction admet un minimum en 2, égal à \(f(2)=-4\).
Énoncé. Soit \(g(x)=\dfrac{2x+3}{x}\), définie pour \(x\neq 0\). Étudier son sens de variation et décrire sa courbe.
Solution : \(g(x)=\dfrac{2x}{x}+\dfrac3x=2+\dfrac3x\). Ajouter la constante 2 ne change pas le taux de variation : pour \(a\) et \(b\) distincts et de même signe, \(T(a,b)=-\dfrac{3}{ab}\), qui est strictement négatif. Donc \(g\) est strictement décroissante sur \(]-\infty\,;0[\) et sur \(]0\,;+\infty[\).
Dans le repère d'origine \(\Omega(0\,;2)\), on a \(X=x\) et \(Y=y-2\), et la courbe a pour équation \(Y=\dfrac3X\) : c'est une hyperbole de centre \(\Omega\). Ses asymptotes sont l'axe des ordonnées et la droite d'équation \(y=2\).
Quelques points : \(g(1)=5\), \(g(3)=3\), \(g(-1)=-1\), \(g(-3)=1\). La courbe coupe l'axe des abscisses lorsque \(2x+3=0\), c'est-à-dire en \(x=-1{,}5\).
Énoncé. Soit \(h(x)=\dfrac{2x+1}{x-1}\), définie pour \(x\neq 1\). a) Écrire \(h(x)\) sous la forme \(\beta+\dfrac{k}{x-\alpha}\). b) En déduire le sens de variation de \(h\), les asymptotes et le centre de symétrie de sa courbe.
Solution : a) \(2x+1=2(x-1)+3\), donc \(h(x)=\dfrac{2(x-1)+3}{x-1}=2+\dfrac{3}{x-1}\) : \(\alpha=1\), \(\beta=2\), \(k=3\).
b) On prend pour nouvelle origine \(\Omega(1\,;2)\) : \(X=x-1\), \(Y=y-2\). L'égalité \(y=2+\dfrac{3}{x-1}\) devient \(Y=\dfrac3X\). Comme \(k=3\) est positif, \(Y\) décroît quand \(X\) croît, sur \(]-\infty\,;0[\) et sur \(]0\,;+\infty[\). En revenant à \(x\) : \(h\) est strictement décroissante sur \(]-\infty\,;1[\) et sur \(]1\,;+\infty[\).
La courbe est une hyperbole de centre \(\Omega(1\,;2)\), d'asymptotes les droites d'équations \(x=1\) et \(y=2\). Points utiles : \(h(2)=5\), \(h(4)=3\), \(h(0)=-1\), \(h(-2)=1\) ; elle coupe l'axe des abscisses en \(x=-0{,}5\).
Figure — L'hyperbole de l'exemple 3
En bleu marine, les deux branches de la courbe de la fonction h. En pointillés or, ses deux asymptotes, d'équations x = 1 et y = 2 : la courbe s'en rapproche sans les couper. Elles se croisent au point Ω(1 ; 2), centre de symétrie de la courbe et origine du nouveau repère. Les points marqués sont ceux calculés dans l'exemple.
Dire « décroissante sur \(\mathbb R\) privé de 1 ». La fonction \(h\) de l'exemple 3 est décroissante sur chacun des deux intervalles, mais pas sur leur réunion : \(0\lt 2\) et pourtant \(h(0)=-1\lt h(2)=5\). Le sens de variation se donne intervalle par intervalle.
Conclure sur un seul couple. Calculer le taux entre deux valeurs particulières ne prouve rien : son signe doit être établi pour tous les couples de réels distincts de l'intervalle.
Oublier que \(a\) et \(b\) doivent être de même signe pour la fonction inverse. La formule \(-\dfrac{1}{ab}\) ne sert que sur \(]-\infty\,;0[\) ou sur \(]0\,;+\infty[\), qui sont les deux intervalles où la fonction est définie.
Faire couper une asymptote par la courbe. \(h(x)=2\) n'a pas de solution, car \(\dfrac{3}{x-1}\) n'est jamais nul ; et \(h\) n'est pas définie en 1. La courbe ne rencontre aucune de ses deux asymptotes.
Trinôme du second degré : forme canonique
Un polynôme du second degré s'écrit \(P(x) = ax^2+bx+c\) avec \(a, b, c \in \mathbb{R}\) et \(a \ne 0\). Sa forme canonique est :
\[ P(x) = a\left(x-\alpha\right)^2 + \beta, \qquad \alpha = -\dfrac{b}{2a},\quad \beta = P(\alpha). \]Réservé aux abonnés Premium et Élève-Classe.
Voir les offresFonctions associées : changement d'origine, d'échelle, |f|
Réservé aux abonnés Premium et Élève-Classe.
Voir les offresRésumé
\((g\circ f)(x)=g\big[f(x)\big]\) : on applique \(f\), puis \(g\).
Il faut \(x\) dans l'ensemble de définition de \(f\) et \(f(x)\) dans celui de \(g\).
En général \(g\circ f\) et \(f\circ g\) sont deux fonctions différentes.
La dernière opération du calcul donne \(g\) ; ce qui précède donne \(f(x)\).
\(E(x)\) est l'entier \(n\) tel que \(n\leq x\lt n+1\).
Constante sur chaque \([n\,;n+1[\) : courbe en escalier, croissante au sens large.
\(E(x)=n\) a pour solutions tous les réels de \([n\,;n+1[\).
On remplace chaque nombre par un nombre simple voisin pour contrôler un calcul.
\(x=a\pm h\) signifie \(a-h\leq x\leq a+h\), soit \(|x-a|\leq h\).
\(T(a,b)=\dfrac{f(b)-f(a)}{b-a}\) pour \(a\neq b\).
Taux toujours positif sur \(I\) : croissante ; toujours négatif : décroissante.
\(k\gt 0\) : décroissante sur \(]-\infty\,;0[\) et sur \(]0\,;+\infty[\) ; \(k\lt 0\) : croissante.
\(\beta+\dfrac{k}{x-\alpha}\) : hyperbole de centre \((\alpha\,;\beta)\), asymptotes \(x=\alpha\) et \(y=\beta\).
Un \(x\) a une seule image \(f(x)\) ; un \(y\) peut avoir 0, 1 ou plusieurs antécédents. Lecture graphique : verticale pour l'image, horizontale pour les antécédents.
Comparer \(f(a)\) et \(f(b)\) directement par le calcul, sans notion de limite (hors programme en Seconde).
Paire : \(f(-x)=f(x)\), symétrie / axe des ordonnées. Impaire : \(f(-x)=-f(x)\), symétrie / origine. Un seul contre-exemple suffit à réfuter.
\(f(x+T)=f(x)\) : le motif se répète tous les \(T\). Utile pour les fonctions circulaires (chapitre VI).
Remarque propre au programme du Burkina Faso : vérifie ce point dans ton programme.
Réservé aux abonnés Premium et Élève-Classe.
Voir les offresSujet type devoir
On considère la fonction \(f\) définie sur \(\mathbb{R}\) par \(f(x)=2x^2-8x+3\).
Question 1. Calculer \(f(0)\), \(f(2)\) et \(f(4)\).
\(f(0)=3\) ; \(f(2)=8-16+3=-5\) ; \(f(4)=32-32+3=3\).
Question 2. \(f\) est-elle paire ? Justifier.
Non : on a trouvé \(f(0)=3\) et \(f(4)=3\), mais \(f(-4)=32+32+3=67 \ne f(4)=3\). Comme \(f(-4)\ne f(4)\), \(f\) n'est pas paire (et le test suffit ici, un seul contre-exemple invalide la parité).
Question 3. Montrer que \(f\) est décroissante sur \([0\,;\,2]\) en comparant \(f(a)\) et \(f(b)\) pour \(0\le a\le b\le2\).
\(f(a)-f(b) = 2a^2-8a-(2b^2-8b) = 2(a^2-b^2) - 8(a-b) = 2(a-b)(a+b) - 8(a-b) = (a-b)\big(2(a+b)-8\big)\).
Pour \(0\le a\le b\le2\) : \(a-b\le0\). Et \(a+b\le4\), donc \(2(a+b)-8\le0\). Un produit de deux facteurs négatifs (ou nuls) est positif : \(f(a)-f(b)\ge0\), soit \(f(a)\ge f(b)\). \(f\) est bien décroissante sur \([0;2]\).
Réservé aux abonnés Premium et Élève-Classe.
Voir les offres